Coiffeurs & instituts

Registre RGPD pour un salon de coiffure : le guide complet.

Fichier clients, prise de rendez-vous, fiches techniques colorations, vidéosurveillance : ce que le RGPD demande vraiment à un salon de coiffure, et comment s'y mettre en une après-midi.

Pourquoi votre salon est concerné

Un salon de coiffure traite bien plus de données personnelles qu'on ne l'imagine : le fichier clients (noms, téléphones, historiques de visites), les prises de rendez-vous (souvent via un outil en ligne — Planity, Kiute ou équivalent), les fiches techniques (formules de coloration, allergies signalées — attention, une allergie est une donnée de santé, donc sensible), les salariés et apprentis (paie, plannings), et parfois une caméra en boutique.

Chacune de ces activités est un traitement au sens du RGPD, et l'ensemble doit figurer dans votre registre des traitements — obligatoire quelle que soit la taille du salon.

Les traitements types d'un salon

TraitementDonnéesBase légaleDurée indicative
Fichier clients & rendez-vousIdentité, téléphone, historiqueContrat3 ans après la dernière visite
Fiches techniques (colorations, allergies)Données de santé signaléesConsentement expliciteDurée de la relation client
Fidélité & SMS promotionnelsIdentité, téléphoneConsentement3 ans après le dernier contact
Gestion du personnelPaie, contrats, planningsObligation légale5 ans (bulletins de paie)
VidéosurveillanceImagesIntérêt légitime30 jours maximum

Vos 5 obligations prioritaires

  1. Tenir votre registre — les 5 traitements ci-dessus en sont la colonne vertébrale (article 30).
  2. Encadrer votre outil de réservation : c'est un sous-traitant — vérifiez son DPA et le lieu d'hébergement des données.
  3. Sécuriser les fiches techniques : les mentions d'allergie exigent un consentement et un accès restreint (pas de classeur ouvert à la caisse).
  4. Obtenir un vrai consentement SMS : une case à cocher au moment de la collecte, pas un envoi par défaut à tout le fichier.
  5. Afficher le panneau vidéosurveillance et limiter la conservation des images à 30 jours.

À quoi ressemble le registre d'un salon, concrètement

Prenons le traitement « Fichier clients & rendez-vous ». Dans le registre, sa fiche répond à cinq questions : QUI y accède (la gérante, les deux coiffeuses — pas l'apprenti) ; QUOI (nom, téléphone, historique de prestations — pas la date de naissance, inutile à la finalité) ; POURQUOI (gérer les rendez-vous et l'accueil — base contrat) ; (l'application de réservation, hébergée en France, DPA signé) ; JUSQU'À QUAND (3 ans après la dernière visite, puis suppression).

Multipliez par vos 4 ou 5 traitements : votre registre est complet. Avec un modèle métier prérempli, chaque fiche se remplit en quelques minutes — les questions sont posées dans l'ordre, les durées CNIL sont déjà jaugées.

Les erreurs qu'on voit le plus souvent

  • Les allergies notées en clair dans l'outil de caisse, accessibles à tous — donnée de santé sans protection ni consentement.
  • Le fichier clients jamais purgé : des numéros de 2015 « au cas où ».
  • Les SMS promo envoyés à tout le fichier sans opt-in.
  • La caméra qui filme aussi la rue ou le salon de pause des salariés.

Faites-le en 30 minutes

Le modèle « salon de coiffure » de la plateforme reprend exactement ces traitements : vous répondez aux questions guidées, votre score de conformité se calcule en direct, et les « non » deviennent automatiquement un plan d'actions daté. Votre premier registre est prêt en une demi-heure — et votre rapport PDF officiel vous attend au bout.