Restaurants & cafés

RGPD pour un restaurant : obligations et registre, pas à pas.

Réservations, fidélité, livraison, caméras, salariés : les traitements de données d'un restaurant sont plus nombreux qu'on ne le croit. Le guide pour être en règle sans fermer la cuisine.

Pourquoi votre restaurant est concerné

Entre les réservations (téléphone, TheFork, Google, module du site), le fichier fidélité, les commandes en ligne et la livraison (adresses !), les salariés et extras (paie, contrats, plannings), la vidéosurveillance de la salle et de la caisse, et parfois le Wi-Fi client, un restaurant manipule quotidiennement des données personnelles — celles de ses clients comme celles de son équipe.

Chaque activité est un traitement à inscrire au registre. Et les plateformes de réservation ou de livraison ne vous exonèrent pas : pour vos propres fichiers, vous restez responsable de traitement.

Les traitements types d'un restaurant

TraitementDonnéesBase légaleDurée indicative
RéservationsNom, téléphone, date, couvertsContratQuelques mois après le service
Fidélité & newsletterIdentité, email, historiqueConsentement3 ans après le dernier contact
Commande en ligne / livraisonIdentité, adresse, paiementContratFactures : 10 ans
Gestion du personnel & extrasPaie, contrats, planningsObligation légale5 ans (bulletins de paie)
Vidéosurveillance salle/caisseImagesIntérêt légitime30 jours maximum

Vos 5 obligations prioritaires

  1. Tenir votre registre — c'est l'obligation de base (article 30), et le premier document demandé en contrôle.
  2. Recenser vos plateformes : outil de réservation, caisse, livraison — des sous-traitants à encadrer (DPA, hébergement).
  3. Purger les réservations passées : un carnet (papier ou numérique) qui garde 4 ans de noms et de numéros n'a aucune justification.
  4. Séparer fidélité et réservation : réserver une table n'est pas s'abonner à la newsletter — le consentement doit être distinct.
  5. Encadrer les caméras : jamais vers la cuisine côté « surveillance des salariés en continu », affichage obligatoire, 30 jours de conservation.

À quoi ressemble le registre d'un restaurant, concrètement

Fiche « Réservations » : QUI — le gérant et le responsable de salle ; QUOI — nom, téléphone, nombre de couverts, allergies éventuellement signalées (attention : donnée de santé, à ne noter que si le client la donne pour sa commande) ; POURQUOI — honorer la réservation (contrat) ; — le module de réservation en ligne + le cahier papier du comptoir ; JUSQU'À QUAND — purge mensuelle des réservations passées.

La fiche « Personnel » suivra la même logique, puis « Fidélité », « Livraison », « Vidéosurveillance » — et votre registre est complet. Avec le modèle métier prérempli, les durées CNIL sont déjà proposées.

Les erreurs qu'on voit le plus souvent

  • Le cahier de réservations qui traîne des années — et se perd.
  • La newsletter envoyée à tous les clients TheFork sans consentement propre.
  • Les plannings et contrats des extras dans une boîte mail personnelle non sécurisée.
  • La caméra « pour la sécurité » qui filme en réalité le poste de travail d'un salarié toute la journée.

Faites-le en 30 minutes

Le modèle « restaurant » de la plateforme reprend ces traitements un par un : parcours guidé, score de conformité en direct, plan d'actions généré automatiquement à partir de vos réponses, et rapport PDF officiel à présenter à qui l'exige. Sans fermer la cuisine.